Le taux nominal :
Attention, si le taux est révisable, le TEG proposé est purement indicatif et variera en fonction de la variation de l’indice de référence.
Le taux de l’assurance :
Le taux est ajouté au taux nominal du prêt. Attention toutefois, le taux de cette assurance peut être sur le capital d’origine ou sur le capital restant dû. De là en découle un coût constant ou au contraire dégressif. Selon la durée de détention du bien, l’impact de l’assurance sera donc différent. Le report sur le TEG est donc purement indicatif, il faut y regarder de plus près. Idem en ce qui concerne les couvertures, qui peuvent être sensiblement différentes d’une assurance à l’autre.
Le coût des garanties (ou le coût des sûretés) :
Il faut prendre en compte le coût du cautionnement où de l’hypothèque dans le calcul du TEG. Encore une fois, à manier avec précaution dans la mesure où les garanties ont un coût initial et un coup final qui divergent. Une Caution Crédit Logement est plus onéreuse immédiatement, mais permet une récupération d’une partie des sommes versées. A contrario une hypothèque peut entraîner des frais de main levée qui n’entrent pas dans le calcul du TEG
Les frais de dossier :
Tous ces éléments pris en compte font ressortir un taux, plus élevé que le taux nominal.
Elément obligatoire et légal, le TEG permet de comparer les offres de façon neutre. Cependant, c’est un "instrument" qui peut masquer des points essentiels d’un dossier de prêt.
Ne sont pas pris en compte :
Les pénalités éventuelles de remboursement anticipé. Une exonération pure et simple de ces pénalités n’influence en rien le TEG. C’est pourtant un élément essentiel.
La modularité du prêt. Dans certains cas, les prêts vont pouvoir se rallonger ou se raccourcir en terme de durée. C’est un avantage non négligeable, qui peut, en cas de raccourcissement de durée, faire baisser le coup du crédit. Encore une fois, le TEG ne reflète pas cette nuance importante.
Selon la durée réelle du prêt, la revente effective du bien, certains éléments de départ comme le choix de la garantie, le mode de calcul de l’assurance (voir précédemment ) vont être déterminants, et faire changer le coût final du prêt. Le TEG ne les prend pas en compte.
Ce n’est une surprise pour personne, une acquisition immobilière s’accompagne automatiquement de frais. Il convient de les intégrer dans l’élaboration du projet. Même si certains établissements bancaires sont à même de financer les frais de notaire par exemple, il faut savoir que cela se fera la plupart du temps au détriment de l’obtention de conditions financières les plus favorables.
Par ailleurs, il peut être judicieux de se résoudre à payer des frais plus importants si cela apporte plus de cohérence à un projet immobilier, notamment si le fait de payer des frais de dossier supérieurs permet d’obtenir un taux plus intéressant.
Idem en ce qui concerne la garantie : l’obtention de la caution Crédit Logement, si elle est plus onéreuse à l’origine qu’un Privilège de Prêteur de Deniers, s’avère au final plus intéressante car plus souple et moins chère.